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LIONS
CLUB DE MONACO  |
Avant de procéder à la passation de pouvoir, je voudrai vous faire part de quelques réflexions.
J’ai intitulé mon propos, lettre ouverte à mon prochain président.
Mon cher futur Président,
Cela
fait maintenant trois ans que tu attends ce moment. Te voila aux portes
du paradis, du moins tu le crois, car cette période était en quelque
sorte l’appartement témoin.
Tu dois, à présent, te confronter à
la réalité. Mais n’ai aucune inquiétude tout se passera bien si tu
appliques les quelques conseils que je vais me permettre de te
prodiguer.
Tu dois considérer le Club comme un corps humain dont
tu serais la tête. Dans tout corps humain il y a les organes vitaux et
les autres. En tant que tête il te faudra tenir compte des attentes et
des besoins de chacun d’entre eux sans exception. Tu devras être à
l’écoute, tous les avis sont essentiels, et de chaque conseil, même si
cela te parait anodin ou puéril, tu devras tenir compte.
Une
année de présidence peut être comparée à une croisière, tout le monde
connait le point d’arrivée, mais le plus important est le déroulement
du voyage, l’harmonie, la convivialité et la confiance sont les
vecteurs du plaisir d’être ensemble.
L’appartenance à un club
service n’est pas un emploi avec des obligations mais du bénévolat, du
volontarisme et surtout une saine complicité entre tous les membres.
Toutes les actions sont la propriété du Club, ne jamais en faire une
affaire personnelle.
Gardes toujours à l’esprit que les succès sont
les réussites des membres, les échecs t’appartiennent. Ainsi sont fait
les humains, tu ne peux rien y faire.
Ai pour philosophie la prière de Marc Aurèle :
«
Mon Dieu donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux
changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse
d’en connaitre la différence ».
Si en juin 2012 tu seras en
mesure de dire que tu t’es donné sans compter, sans attendre aucun
retour, en ayant accepté avec sérénité l’ingratitude des uns et
l’indifférence des autres, tout en ayant été un centre d’union. Tu
seras alors dans la lumière et fier d’avoir accompli ta mission. Je
pourrai alors te dire à la manière de Rudward Kipling, tu as été un bon
président mon ami.
Je t’assure de l’amitié de tous, de leur
confiance et de mon soutien inconditionnel tout au long de cette
expérience inoubliable que tu commences ce soir.
Un dernier
conseil, ne pas se prendre la tête, et surtout ne pas prendre la grosse
tête, car cela fait sourire tout le monde et ne grandit personne,
au contraire.
Monte Carlo, le 29 juin 2011.